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	<title>Snakes on a blog</title>
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	<pubDate>Mon, 24 May 2010 19:41:19 +0000</pubDate>
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		<title>UNITED RED ARMY de Koji Wakamatsu</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 19:31:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bilouff</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Pignolade]]></category>

		<category><![CDATA[asama sanso]]></category>

		<category><![CDATA[auto-critique]]></category>

		<category><![CDATA[extrémisme]]></category>

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		<category><![CDATA[Jim O'rourke]]></category>

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		<category><![CDATA[terrorisme]]></category>

		<category><![CDATA[united red army]]></category>

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		<description><![CDATA[&#8220;United Red Army&#8221; n’est pas un film politique, mais un film sociologique. Il ne parle pas d’une idéologie, mais du service d’une idéologie. Pas du pourquoi, mais du comment. Pas du but, mais de la manière.
Le film a une thématique : le fanatisme, l’extrémisme (et à terme le terrorisme). Sa grande force est d’en traiter toutes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">&#8220;United Red Army&#8221; n’est pas un film politique, mais un film sociologique. Il ne parle pas d’une idéologie, mais du service d’une idéologie. Pas du pourquoi, mais du comment. Pas du but, mais de la manière.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Le film a une thématique : le fanatisme, l’extrémisme (et à terme le terrorisme). Sa grande force est d’en traiter toutes les facettes, de l’aborder intégralement, en se consacrant entièrement à l’étude de celui-ci. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><img class="alignleft size-full wp-image-160" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/11/united-red-army-affiche.jpg" alt="united-red-army-affiche" width="300" height="400" />Pourtant, la première partie, qui raconte, images d’archives à l’appui, la montée du mouvement d’extrême gauche au Japon à la fin des années 60, ne semble pas parler de fanatisme. Elle semble a priori avoir plutôt une valeur informative : elle recadre le récit dans le contexte historique.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Une entrée en matière soit dit en passant très bien faite, rythmée (notamment grâce à l’excellente musique de Jim O’Rourke), alternant parfaitement images originales et <span> </span>passages fictionnels. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Mais surtout, cette partie est ancrée dans le réel. Les protagonistes y sont au contact du monde. On y voit du bouillonnement partisan et de l’action politique concrète, que ce soit par des réflexions sur les buts à atteindre, des grands discours sur le capitalisme, des manifestations, des affrontements avec la police, etc. Les images d’archives viennent bien sûr renforcer ce côté réel, et dans cette partie, Wakamatsu semble nous dire : voilà ce qu’est la vraie lutte.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Car tout son propos va être de différencier l’extrémisme de la lutte politique, le premier venant saboter cette dernière et la desservir. Pour délivrer son message, le film va constamment faire écho, <span> </span>de façon souvent dissonante, à cette première partie.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">La suite du film place les personnages dans une retraite perdue dans les montagnes, isolée de tout. Wakamatsu va progressivement les enfermer dans un monde coupé de la réalité, qui fonctionne en circuit fermé, au fur et à mesure qu’ils s’enfoncent dans l’extrémisme. A la lutte concrète, dans la rue, dans les universités, au contact de la réalité, va succéder l’isolement, le retranchement.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Celui-ci va être progressif : tout d’abord, un isolement dans les paysages de montagne, loin de la vie urbaine où se joue l’action politique. A ce moment du film, si nos  révolutionnaires sont coupés du monde, on assiste tout de même encore à de nombreuses scènes d’extérieurs.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Une étape est franchie, et l’isolement se fait plus étouffant, lorsque le<img class="alignright size-thumbnail wp-image-162" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/11/united-red-army-2-150x150.jpg" alt="united-red-army-2" width="150" height="150" /> groupe se retranche dans un chalet dont ils ne sortiront quasiment plus. Pendant prés d’une heure, toutes les scènes ou presque se déroulent dans cet intérieur obscur et sale, dans une atmosphère de promiscuité. Le noyau dur des révolutionnaires se retrouvent ici, et métaphoriquement, ce chalet représente l’âme du mouvement (ou de ce qu’ils croient être leur mouvement), une sorte de sanctuaire (un des membres se reprochent d’ailleurs d’avoir souillé le lieu par son attitude). Ils sont coupés du monde, au sens propre comme au figuré, comme si tout ce qui était au delà des murs du chalet était un danger ou un ennemi. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">C’est entre ces murs que va avoir lieu le « reconditionnement ». C’est dans cette nouvelle matrice que va se façonner le groupe, en abrutissant et en aliénant ses membres, en les fanatisant à l’extrême, et en éliminant les plus faibles. On oublie pourquoi on se prépare, seul compte la discipline, avec comme outil de discipline la sacro-sainte auto-critique. Au départ volontaire, elle va ensuite être « motivée » par de véritables tortures physiques : tabassage, privation de nourriture… et la crainte d’y être soumis demeure constamment présente.<span> </span></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Après cette période de gestation, nouvelle naissance : arrivé à maturation, le groupe ressort à la lumière, prêt à accomplir son devoir. Symbole de ce nouvel état d’esprit, du lavage de cerveau opéré, et donc de la totale déconnection entre la réalité et les valeurs du groupe : ils ressortent dans un paysage enneigé, intégralement blanc, immaculé, sans aucune traces, mais surtout sans repères. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: center"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><img class="aligncenter size-medium wp-image-164" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/11/united-red-army-5-300x199.jpg" alt="united-red-army-5" width="375" height="220" /></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Cette déconnection du réel, cet enfermement dans la logique du fanatisme, va se retrouver jusque dans la prise d’otages, où jamais, jusqu’à l’assaut final, on ne verra les forces de l’ordre, les médias, les personnes présentes autour de l’auberge. On est constamment à l’intérieur, en compagnie des 5 membres de l’URA. Après la neige, c’est l’eau et la fumée utilisées par la police, éléments à la fois intangibles et opaques, qui viennent symboliser l’enfermement dans leur bulle de ces jeunes gens. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Les choix de mise en scène de Wakamatsu illustrent ainsi parfaitement son message: s’il est favorable à l’agitation politique, il rejette tout extrémisme, duquel ne résulte que repli sur soi et perception biaisée de la réalité. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Cette plongée dans le fanatisme nous est d’ailleurs décrite par le réalisateur comme la voie de l’échec. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Rapidement, on constate que le but même du mouvement est oublié. A l’idéal révolutionnaire succède l’impératif de créer des soldats parfaits et le souci de respecter, tout le temps, la discipline du mouvement. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Toute l’action politique et revendicative de la première partie brille ici par son absence, et il est symptomatique de constater que, aux quelques discours anti-capitalistes présents dans la partie documentaire, succèdent ici des discours sur « comment être un bon révolutionnaire/communiste ». Des discours sur le moyen remplacent ceux sur l’idéal, et le moyen devient progressivement l’idéal.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Le mouvement commence ainsi à tourner en rond. En oubliant sa raison d’être, il se met à fonctionner en vase close, et devient stérile.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Forcément, il paraît difficile de changer la société depuis un chalet perdu en montagne… </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Créer une unité militaire au service de la cause, certes…mais pourquoi ? Dans quel but ? Contre qui ? L’ennemi, les fameux « dominants » ne sont jamais montrés dans le film. Ils ne semblent exister que dans l’esprit et dans la bouche des membres de l’URA, comme pour souligner une fois de plus leur délire auto-alimenté. Jamais le rôle de cette phalange militaire en gestation n’est évoqué. La créer devient une fin en soi. <span> </span>On est au stade de la lutte pour la lutte, et non pour un idéal.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Une fois encore, la construction du film vient servir le propos : alors que la première partie est objective et rapporte des faits réels, le reste du métrage verse dans la fiction, Wakamatsu portant alors un regard subjectif sur ses personnages. Le réalisateur ne va pas hésiter, pour faire passer son message, à les décrédibiliser, une fois ceux-ci enfermés dans leur logique. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Parlons tout d’abord de cette fameuse armée. Une armée composée de…20 soldats… Lorsque les 5 preneurs d’otages (20 ans de moyenne d’âge et à ce moment précis sales, fatigués, aux abois) se présentent à l’aubergiste comme un groupe armé au service de la révolution, on a du mal à les prendre au sérieux ! </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Leur entrainement militaire est tout aussi risible. Courir avec un fusil, ramper dans les herbes, dévaler les pentes d’une forêt en chantant des champs partisans, n’est pas la meilleure des préparations à la guerre. La palme va à cette scène où les participants s’entrainent au tir…sans tirer, sans cartouches, en mimant le bruit de la détonation avec leur bouche. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">De même, lors du final, les mères des preneurs d’otages prennent tour à tour la parole pour demander à leurs fils de se rendre. Dans le ton adopté, on a plus l’impression qu’elles s’adressent à des rejetons en pleine crise d’adolescence qui ont fait une bêtise pour se faire remarquer, qu’à des apôtres d’un ordre nouveau. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Le fonctionnement interne du groupe est tout aussi ridicule, avec le recours incessant, répétitif, et finalement caricaturale à l’auto-critique, pour des motifs de plus en plus futiles. Là encore, une scène de la prise d’otages illustre parfaitement le ridicule d’une logique poussée à l’extrême. Alors que la police s’apprête à donner l’assaut, un des protagonistes en surprend un autre en train de manger un biscuit. Fondu au noir, et dans la scène suivante, il exige que le fautif fasse son auto-critique, pour avoir mangé plus que sa ration, présentant cet acte comme une trahison vis-à-vis de ses camarades. Le fautif s’exécutera, non sans ironie (mais est-elle volontaire ?) pour avoir « grignoté pendant l’assaut ». On constate ici une disproportion, récurrente dans le film, entre la réalité des faits et la façon dont le réalisateur nous présente les soldats de l’URA, enfermés dans leur monde.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Finalement, ces soldats se prenant incroyablement au sérieux nous sont montrés comme des grands enfants névrosés et perdus dans un engrenage de fanatisme et de conditionnement.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Mais du ridicule, on passe vite au dramatique.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: center"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> <img class="aligncenter size-full wp-image-167" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/11/united-red-army-4.jpg" alt="united-red-army-4" width="422" height="278" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Car ce qui apparaît risible au spectateur extérieur est pour les protagonistes d’une implacable logique, au nom de laquelle tout est permis. Wakamatsu décortique alors de l’intérieur le phénomène de fanatisation. Au fur et à mesure qu’il s’enferme dans sa logique, le groupe va se muer en véritable secte poussant jusqu’à l’excès ses principes. Tout le passage dans le chalet lorgne d’ailleurs fortement du côté du cinéma d’exploitation voire du pinku eiga (dont le réalisateur est issu) avec une atmosphère à la lisière du fantastique. Le chalet prend des allures de temple, les membres de l’URA semblent être autant d’adeptes réunis autour des deux gourous psychotiques (les deux leaders de l’URA), condamnant selon leurs propres lois les infidèles ayant soi-disant trahi le dogme révolutionnaire, et se livrant à la torture, physique comme morale. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Les leaders sont persuadés de leur bon droit, leurs bras droits les suivent aveuglément, et ceux qui hésitent sont soit éliminés, soit « reconditionnés ». Entre les murs du chalet, c’est un véritable lavage de cerveau, basé sur la terreur et la répétition (ce passage est d’ailleurs volontairement lent et répétitif), qui s’opère. A la sortie du chalet, tous les membres restants sont parfaitement imprégnés de logique fanatique. Jamais, même lors de la prise d’otages, celle-ci ne sera remise en cause. On aurait pu s’attendre à ce que, confronté à la gravité de leurs actes, certains membres reviennent sur terre, réalisent combien ils se sont « auto-manipulés » et disent stop. Mais au contraire, même en plein assaut de la police, la discipline du groupe demeure (cf la scène d’auto-critique évoquée précédemment).</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">La seule remise en cause viendra d’un adolescent de 16 ans, qui avait été ramené au sein du groupe par son frère ainé, et qui reprochera aux 4 autres membres de n’avoir jamais fait preuve de courage. Les 4 révolutionnaires en sembleront ébranlés et (comme par hasard) la scène suivante sera celle de l’assaut réussi de la police. Retour brutal à la réalité. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Pourtant, à deux reprises, les bases de la logique du groupe nous sont montrées comme, au mieux, fragiles, au pire, hypocrites.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Tout d’abord, lorsque les preneurs d’otages allument la télé de l’auberge, ils découvrent que Mao vient de rencontrer le président américain. Une chose qu’ils croyaient impossible, inenvisageable, s’est réalisée. Pendant qu’ils ressassaient leur dogme révolutionnaire, le monde a changé sans eux. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Plus grave : l’hypocrisie de ce système autoritaire obéissant à un chef tout puissant est démontrée lorsque les deux leaders s’offrent une nuit à l’hôtel (quand on sait que manger un biscuit de plus que son camarade est une trahison…). Après qu’ils aient couché ensemble, la femme expliquera à son petit ami, membre lui aussi de l’URA, qu’il est mieux, au nom de leur combat révolutionnaire, qu’elle le quitte pour le co-leader… Ou comment manipuler les règles dans son intérêt personnel, et alors qu’il ne fait nul doute qu’un simple soldat, dans le même cas, aurait été soumis à l’auto-critique. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Dramatique est aussi le fait que les pratiques et la logique ayant cours dans le film ne sont pas des inventions du réalisateur, mais ont bel et bien existé. L’auto-critique était courante dans de nombreux mouvements révolutionnaires d’extrême gauche, et l’élimination de camarades n’est pas sans rappeler les purges staliniennes, qui visaient à se débarrasser notamment des révolutionnaires de la première heure (d’ailleurs, dans le film, les deux membres reconnaissant avoir convoité la place du chef sont condamnés à mort, et non à l’auto-critique comme les autres).</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Dramatique, aussi, de constater que même si la logique qui les motive est totalement corrompue,<span> </span>les actes de l’URA ne sont pas anodins, et ont des répercussions réelles, sur ses membres comme sur autrui. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Sur le groupe tout d’abord car le mouvement s’auto détruit, se dévore de l’intérieur, en oubliant ses idéaux et sa finalité d’une part, mais aussi en supprimant physiquement ses propres membres. C’est ainsi aussi bien l’esprit que le corps du mouvement qui est mutilé. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><img class="size-full wp-image-170 alignleft" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/11/united-red-army-logo.jpg" alt="united-red-army-logo" width="254" height="360" />Sur autrui, (sûrement ce qui fait peut-être le plus froid dans le dos) en constatant les conséquences des actes de l’URA (et la question devient alors, de façon plus générale : comment le terrorisme peut-il servir une cause ?). Juste avant le générique de fin, le film détaille en effet certaines actions marquantes de l’URA, images d’archives à l’appui (on revient au réel). Où l’on constate jusqu’où peut mener la logique terroriste poussée dans ses derniers retranchements, et surtout, une nouvelle fois, la disproportion apparente entre la façon dont nous sont présentés ces jeunes gens et l’impact de leurs actes.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Pendant tout le film, on les a vus comme des grands enfants jouant à la guerre, vivant dans leur bulle, selon leurs règles. Ils nous sont présentés comme tellement coupés du monde et des réalités, qu’ils ne semblent pas pouvoir avoir prise sur celles-ci. L’image de l’explosion d’un avion nous ramène brutalement à la réalité. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Est dramatique, enfin, la façon dont la vraie lutte politique, évoquée dans la première partie, est bafouée. Comme on l’a dit, à partir du moment où il se fanatise, le mouvement devient inefficace et stérile. Mais en plus, cette fanatisation tue la vraie lutte, de l’intérieur comme de l’extérieur. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">De l’extérieur, car (et c’est là un fait historique) l’action de l’URA et la prise d’otage d’Asama Sanso ont traumatisé l’opinion japonaise, jetant pour longtemps le discrédit sur la gauche. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">De l’intérieur car, en sacrifiant certains de ses membres, ce sont de vrais partisans qui disparaissent, des gens qui s’étaient à la base engagés au nom d’un idéal. Ainsi, à plusieurs reprises lorsque meurent des membres, nous sont rappelés leur passé et leur engagement : untel était un des fondateurs du mouvement, un autre s’était mobilisé dès les premières heures, un autre avait quitté son emploi pour rejoindre le groupe avec sa femme et son bébé, versant sa prime de licenciement au mouvement. Ils défendaient sincèrement des idéaux, mais vont disparaitre misérablement, broyés par la machine qu’est devenu l’appareil censé mener la lutte. Une scène, montrant un des personnages se regardant dans un miroir après s’être roué le visage de coups, est dans cette optique lourde de sens. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Ce sacrifice de partisans dévoués est d’autant plus dramatique et écoeurant que le leader qui règne en maître absolu avait lui abandonné la lutte pendant de longs mois avant de supplier qu’on le reprenne…</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Il est à noter que pour nous rappeler l’engagement passé des victimes, Wakamatsu utilise à nouveau la voix off que l’on avait entendu nous raconter les événements des années 60 et 70 pendant toute la première partie…sûrement pas anodin…Pas anodin non plus que dans cette première partie descriptive et illustratrice de « la vraie lutte »<em>, </em>on ne voit quasiment aucun des protagonistes de la suite (et surtout aucun des leaders), et qu’à l’inverse, les leaders que l’on y suit ne seront pas présents dans la phase « extrémiste ».</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Times New Roman"> </span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Wakamatsu est connu pour être un cinéaste engagé. Il a en outre vécu<img class="alignright size-thumbnail wp-image-173" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/11/photo-wakamatsu-150x150.jpg" alt="photo-wakamatsu" width="165" height="165" /> l’époque décrite dans le film. Son propos n’en est que plus intéressant et pertinent. En se demandant comment la défense d’un idéal à l’origine louable, peut se transformer en fiasco, et même se retourner contre les idéaux défendues, il analyse avec une exhaustivité rare le phénomène de l’extrémisme. Qui plus est, cette analyse se fait toujours par le prisme cinématographique, avec une construction du film entièrement destinée à servir le propos.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Est-ce<span> </span>dû à sa durée, sa complexité, son rythme, toujours est-il que United Red Army est un film difficile à saisir, auquel on prend presque plus de plaisir à réfléchir que pendant la projection. Mais pour qui décide de se lancer, c’est indéniablement une grande expérience de cinéma. </span></span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>JUSQU&#8217;A PLUS SOIF - Avis sur &#8220;Thirst&#8221; by Park Chan-wook</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Oct 2009 01:25:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bilouff</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Critiques]]></category>

		<category><![CDATA[park chan wook]]></category>

		<category><![CDATA[Therese Raquin]]></category>

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		<description><![CDATA[Alors tout d&#8217;abord, oui, j&#8217;ai décidé de faire des jeux de mots dans chaque titre d&#8217;article (au rythme de un tous les 6 mois, vous aurez le temps de vous en remettre).
Alors ensuite, pour toi, mon ou ma fan qui me lit assidûment, oui il devait y avoir une deuxième partie sur le BIFF. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Alors tout d&#8217;abord, oui, j&#8217;ai décidé de faire des jeux de mots dans chaque titre d&#8217;article (au rythme de un tous les 6 mois, vous aurez le temps de vous en remettre).</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Alors ensuite, pour toi, mon ou ma fan qui me lit assidûment, oui il devait y avoir une deuxième partie sur le BIFF. Il devait aussi y en avoir une sur Monte Hellman. Elles ne viendront sûrement jamais. Honte sur moi, mais pour me disculper, j&#8217;userai du classique &#8220;ouais mais bon voilà quoi&#8221;. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Tout cela précisé, on peut y aller! <img src='http://bilouff.blogs.mad-movies.com/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':-)' class='wp-smiley' /> </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">(attention, quelques menus spoilers)</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><img class="alignright size-full wp-image-146" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/10/thirst_poster.jpg" alt="thirst_poster" width="300" height="431" />&#8220;Thirst&#8221; donc. Des vampires, Park Chan wook, Song Kang ho&#8230;miam, se disait-on à première vue.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Avec ce film, et après la Suéde avec « Let the right one in », les USA avec « Twillight » (!!), le Japon avec « Vampire girl vs Frankenstein girl » (ok, celui-là, on le met à part), c’est au tour de la Corée du Sud et de Park Chan wook d’actualiser le mythe du vampire en le plaçant dans un contexte contemporain et réaliste. Au vu du potentiel esthétique du bonhomme, et de sa tendance à porter atteinte sans hésitation aucune à ce qui est sacré (la religion, les enfants, voire l’intégrité physique et spirituelle de ses personnages), on pouvait nourrir de réelles attentes quant à « Thirst ». Le problème, c’est qu’avec Park Chan wok, on est plus souvent dans la tendance que dans une vraie direction donnée au film ; et que des qualités plastiques, c’est bien, mais les mettre au service du récit, c’est mieux. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">On retrouve ici de manière flagrante une tare de son cinéma, à savoir une incapacité à développer en profondeur ses thèmes, voire parfois à les choisir. Cela était particulièrement présent dans « Old boy », qui multipliait les amorces de pistes alléchantes, pour aussitôt les abandonner, laissant le spectateur frustré. Mais « Old boy » possédait au moins une trame, une idée directrice. Ici, le réal saute d’une idée à une autre, abandonnant à chaque fois la précédente. Et pourtant, le film part plutôt bien, avec ce plan d’ouverture montrant l’ombre d’une branche d’arbre projetée sur un mur dans le cadre lumineux d’une fenêtre. On se dit que l’on va être en plein dans les thèmes et l’imagerie du vampire. Ca continue tout aussi bien avec des idées originales et intéressantes : une créature damnée, idolâtrée pour des miracles que l&#8217;on attribue à la foi; la condition de vampire elle-même (c&#8217;est à dire les changements concrets qui l&#8217;accompagnent, et non le romantisme teinté de gothisme qu&#8217;on lui attribue en général) comme atout de séduction (cf la très belle scène où le prêtre saute d’immeuble en immeuble, l’héroine dans les bras, et qui marque le moment où celle-ci est vraiment conquise: c&#8217;est son état de &#8220;monstre&#8221; qui la séduit)… Et puis, avec, en gros, l’épisode du meurtre, patatra ! Plus aucune continuité dans l’histoire, on passe du mythe de vampire à une adaptation (ratée) de Thérèse Raquin; une histoire de culpabilité qui arrive comme un cheveu sur la soupe, illustrée de façon bien banale ; puis soudain c’est la déchirure dans le couple, là encore pas bien amenée du tout, et pour finir on tombe dans l&#8217;histoire banale et sans ambitions du duo de vampire ayant chacun sa vision du vampirisme, l’un chasseur, l’autre souhaitant à tout prix respecter la vie humaine.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Cette tendance à effleurer les thèmes plus qu&#8217;à ne les creuser est des plus agaçantes, d’autant que lesdits thèmes ont souvent un gros potentiel. De plus, cela donne vraiment l’impression d’un certain jemenfoutisme de la part du réal, d’un traitement superficiel de son œuvre. Ici, cette impression est renforcée par l’humour destructeur qui parcourt le film. Certes ce n’est pas nouveau, Park Chan wook a toujours été capable de placer une instant comique entre deux scènes des plus sombres. C’est son style, on aime ou l’on n’aime pas. D’habitude, ça ne me dérange pas (trop). Là, si. Peut-être parce que d’habitude, on trouve plus de cynisme dans ses films. Peut –être parce que j’étais dans une salle qui avait le rire facile. Toujours est-il que cette légèreté et cet humour viennent ruiner certaines scènes, et donne l’impression que lui-même ne prend pas son sujet au sérieux. Deux exemples. La scène du suicide aurait pu être hautement dramatique, mais le numéro de clown auquel se livre les deux personnages vient totalement désamorcer la tension. De même, lors du meurtre des partenaires de Mah Jong, on a droit a une musique légère, limite burlesque, totalement en désaccord avec ce qui nous est montré. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: center"> <img class="aligncenter size-full wp-image-148" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/10/thirst2.jpg" alt="thirst2" width="484" height="289" /></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Et du coup, j&#8217;en viens à me demander: M. Park, seriez-vous un branleur qui ne pense qu&#8217;à jouer avec sa caméra ? On a réellement l’impression que le souci de créer des scènes visuellement marquantes l’emporte sur le souci de raconter quelque chose. Et il faut reconnaître que le film est parsemée de ce genre de scènes ou plans : le suicide vu par les yeux de la vieille, ou la formidable scène sur la barque (plan sur la femme et le mari; elle : « tu comptes attendre toute la nuit ? »; lui : « mais&#8230;il n’est que 9h00 »; elle : « ensuite il y aura le médecin, le commissariat, puis il fera jour »; on comprend alors qu’elle s’adresse au prêtre, et que c’est du meurtre de son mari qu’il est question, tandis qu’on passe d’un plan des deux époux à un plan des deux tueurs. Bel exemple de réalisation et de perversité). Las, ce souci du plan marquant ne fait pas mouche à tous les coups, exemple avec la scène où le prêtre suce le sang de sa bien aimée tout en lui donnant le sien à boire, espèce de 69 sanguin qui sent fort le préfabriqué et s’avère assez ridicule (si encore le 69 en question faisait écho à un érotisme et une tension sexuelle fréquente dans les histoires de vampire. Mais là encore, ce thème plus mentionné comme si c’était un incontournable, que vraiment développé). Autre exemple avec le contraste du sang sur les murs entièrement blancs de l&#8217;intérieur du couple, déja vu et assez facile. Tout cet intérieur fait d&#8217;ailleurs très factice et semble surtout avoir été pensé pour impressioner au premier abord et à peu de frais. Même la belle mére, placée au milieu telle un meuble, dans un costume traditionnel contrastant avec le décor et les vêtements modernes du couple, semble avoir été mise là pour donner une impression d&#8217;étrange finalement assez creuse et superficielle.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Personnellement, tous ces revirements m’ont fait sortir du film au moment où je commençais à le trouver intéressant. C’est à mes yeux le plus mauvais film de Park Chan wook, et c&#8217;est encore une fois un goût de gâchis et de frustration qui prédomine.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">MONSIEUR PARK CHAN WOOK, VOUS FAITES CHIER !</span></span></span></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le BIFFF, TU KIFFF (1/2)</title>
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		<pubDate>Mon, 04 May 2009 12:24:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bilouff</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[

Là haut, tout là haut, au-delà des froides contrées du Nord dans lesquelles aucun écolier n’ose s’aventurer seul, au-delà de la ligne de démarcation de part et d’autre de laquelle se défient et s’affrontent pratiquants de « tektonik » et de « jump dance », il existe un pays… Un pays réputé plat, dont l’équipe de foot n’est guère [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Calibri"><img class="aligncenter size-full wp-image-46" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/05/bifff.jpg" alt="Le BIFFF" width="299" height="305" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Là haut, tout là haut, au-delà des froides contrées du Nord dans lesquelles aucun écolier n’ose s’aventurer seul, au-delà de la ligne de démarcation de part et d’autre de laquelle se défient et s’affrontent pratiquants de « tektonik » et de <a href="http://www.youtube.com/watch?v=eoPl0XoQguQ&amp;feature=PlayList&amp;p=EC72A9F7BAF70810&amp;index=6" target="_blank">« jump dance »</a>, il existe un pays… Un pays réputé plat, dont l’équipe de foot n’est guère brillante aujourd’hui, mais qui a connu de riches heures à l’époque où le short se portait moulant et la barbe fleurie. Un pays dont les habitants rosissent au soleil plus qu’ils ne bronzent, avec un roi, deux langues, et qui se pose des questions sur son identité. Un pays que nous, français, aimons bien tourner en dérision alors qu’ils ont 100 fois plus d’humour que nous et ont souvent bien raison de nous prendre pour des brelles. Ce pays, c&#8217;est la<span style="text-decoration: line-through"> Hollande</span> Belgique.</span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Et figurez-vous que, cédant à une tendance en vogue dans la plupart des pays du globe depuis quelques siècles, la Belgique a une capitale: Bruxelles. Et re-figurez-vous que la charmante Bruxelles (ou plutôt une poignée de passionés bruxellois) a la bonne idée d&#8217;organiser depuis presque 30 ans un festival dédié au cinéma fantastique: le BIFFF (ah ben quand même! 20 lignes pour en arriver là!). </span></span></span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 20pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Cette année, me disant que je ne serais peut-être plus de ce monde pour l&#8217;édition 2010 (grippe porcine et tout et tout), j&#8217;ai décidé de me rendre sur place pour découvrir ce gros BIFFF.</span></span></span></span></span><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-62" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/05/le-beef-150x150.jpg" alt="Le-beef" width="150" height="150" /></span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Bilan : un excellent festival ! Je reviendrai avec bobonne et les mioches ! L’ambiance est super, à la fois détendue et joviale, c’est plein de gens sympas, de jolies filles, de barbus-chevelus, de luchadors (big up !), de geeks plus pâles que des vampires , c’est très bien organisé tout en gardant une touche indépedante et « do it yourself » (dans le bon sens du terme : on sent les organisateurs passionnés et proches du public, ça ne se la joue pas grand événement, etc). Le BIFFF est d’ailleurs connu pour son public turbulent, les cris de ralliement, running jokes à chaque projection, et autres vannes durant les séances étant légion. </span></span></span></div>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Et je dois dire que, me transformant en fasciste intolérant dès que je pénétre dans une salle obscure, j’avais un peu peur que ce gentil bordel ambiant ne me gâche mes films. Mais non ! Car s’il est turbulent, le public est aussi et surtout respectueux et connaisseur ! Si bien que vous n’entendrez jamais de blagues qui ne collent pas à ce qui se passe à l’écran. Ainsi, personne ne viendra gueuler pendant un sommet d’émotion, et les traits d’humour fusent en général à bon escient, sont connectés au film et suivent sa narration, et donc, finalement, ne dérangent pas vraiment.</span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Car le blagueur du fond de la salle suit le film, AU MOINS, LUI. Ce qui n’est pas le cas des ****** qui passent leur temps à papoter et vous sortent de votre projection. Mention spéciale sur ce point à certains jeunes bénévoles qui venaient s’installer au fond de la salle pour passer le temps, et n’avaient visiblement rien à foutre des films. Nuire à un événement que l’on aide à organiser, ça me semble aberrant, mais bon… On me rétorquera « ouais mais c’est ça Bruxelles, une ambiance dissipée, faut pas avoir un balai dans le cul ! ».<img class="alignright size-thumbnail wp-image-67" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/05/le-biff-150x150.jpg" alt="le-biff" width="150" height="150" /> Certes, mais c’est oublier la notion de respect évoquée plus haut. Faire des vannes qui ont au minimum le mérite de montrer que l’on s’intéresse au film, ok. Raconter de la merde (parfaitement ! n’ayons pas peur des mots !) avec son pote sans considération pour l’œuvre projetée, non!</span></span></span></div>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Oui, je parle comme un vieux con râleur, mais le fait est que je ne suis plus tout jeune. Bref, certaines attitudes m’ont un peu énervé à deux ou trois séances, mais cela est resté limité.</span></span></span></div>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 20pt;text-align: justify">
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Parlons plutôt programmation, car c’est bien là ce qui nous intéresse au premier chef.</span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Pas de chance, de l’avis général, et surtout de celui des habitués, c’était une des pires sélections de l’histoire du festival. Non seulement au niveau de la qualité, il est vrai assez moyenne, mais aussi quant à la présence de certains films n’ayant (peut-être?) rien à faire à Bruxelles, que ce soit à cause de leur style ou de leur statut.</span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Il est vrai que le public bruxellois est plus slashers saignants que fable métaphysico-chiante, et que le BIFFF n’est donc pas forcément le meilleur endroit pour apprécier un film contemplatif finlandais quasi muet…Mais <img class="alignleft size-thumbnail wp-image-70" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/05/da-beef-150x150.jpg" alt="da-beef" width="150" height="150" />le débat a surtout fait rage autour de Star Trek, projeté en avant-première. Pour beaucoup, et surtout pour les vieux de la vieille, ce genre de grosses machines US n’a rien à faire à Bruxelles, qui se réclame d’un esprit indépendant et franc tireur. D’aucuns affirmaient que le BIFFF désire justement changer son image…à suivre, donc.</span></span></span></div>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 20pt;text-align: justify">
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Mais je vois que tu t’impatientes, cher lecteur, et que tu as surtout envie d’avoir quelques échos sur les films projetés. Et bien soit ! Que ta volonté soit faite ! Allons-y gaiement !</span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">(et si je m’adresse à toi au singulier, ce n’est pas pour créer une proximité factice. Non, c’est parce que je sais que cet article ne sera lu en tout et pour tout que par une personne…toi. Et encore, si j’ai de la chance…et encore, pas en entier…d’ailleurs je sens bien qu’en ce moment même tu hésites…Non ! Ne pars pas ! Parlons films !)</span></span></span></div>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> <span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Procédons donc par ordre chronologique, sachant que je n’ai été présent que 4 jours (bah ouais, y en a qui bossent), et donc que je n’ai pas vu TOUS les films. Et puisque l’on est sur un blog Mad Movies, usons de la classique notation sur 6 ! Et aussi puisque j&#8217;ai la flemme, pas le temps, et que ça ferait un post très long, je le fais en deux fois!</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><img class="aligncenter size-medium wp-image-71" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/05/le-bifff-300x199.jpg" alt="le-bifff!!!!!!" width="300" height="199" /></span></span></span></p>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify">
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> </p>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt1292575/" target="_blank">4bia</a></strong></span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Film thaïlandais composé de 4 sketchs par 4 réalisateurs locaux assez en vue, dont ceux de « Iron ladies » et de « Shutter ». J&#8217;ai l&#8217;intention de faire un ptit post dessus, donc je ne m’étends pas, mais pour résumer, sur les 4 segments : un bon, un très bon, 2 nuls. Ca devrait faire du 3/6 me direz-vous. Bah non, parce qu’il y a du bon et du très bon ! </span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Donc <strong>4,5/6 </strong></span></span></span></div>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: justify"><strong></strong></p>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt1220213/" target="_blank">Grace</a></strong></span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">L&#8217;histoire d&#8217;une femme dont le bébé meurt in utero suite à un accident, mais qui va continuer à le porter jusqu&#8217;à accoucher de l&#8217;enfant mort-né&#8230;pas si mort que ça. Un film avec plein de thèmes intéressants comme<img class="alignright size-thumbnail wp-image-82" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/05/grace-150x150.jpg" alt="Grace" width="150" height="150" /> le désir et l’instinct de maternité, la féminité, le clash générationnel…Mais des thèmes pas vraiment exploités, après 20 minutes, on a compris où le réalisateur voulait en venir, et les choses ne bougent plus. Pourtant, c’est plutôt bien mis en image, avec une bonne ambiance de film d’horreur réaliste à propos social, mais il n’y a pas grand-chose derrière, si bien que le côté choc finit par faire vain et gratuit, et que le film sonne creux.</span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong>2/6 </strong></span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong></strong></span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0829251/" target="_blank">No-do (aka The Beckoning)</a></strong></span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><em>Film fantastique espagnol© </em>pur jus. Maison hantée, éclairage blafard, femme qui n’arrive pas à surmonter la perte de son enfant, blablabla…vu 20 fois. Le réal alterne entre des scènes nous montrant l’héroïne en train de bouquiner dans son lit qui a l’impression d’entendre des bruits à l’étage&#8230; et des scènes nous montrant l’héroïne en train de faire la cuisine puis de courir à l’étage un couteau à la main parce qu’elle a entendu des bruits&#8230; Changement de ton radical dans la deuxième partie : on passe à une chasse aux esprits maléfiques, qui préfère, à la subtilité made in Spain, un bourrinisme de bon aloi. Une première partie poseuse, caricaturale et chiante, une deuxième plus humble mais bien plus fun. Dommage que dans la première moitié, le réalisateur se soit senti obligé, comme tous ses camarades d’école de cinéma ces dernières années, de reproduire le modèle du <em>film fantastique espagnol©.</em></span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong>2,5/6</strong></span></span></span><strong> </strong></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: justify"><strong></strong></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt1278102/" target="_blank">I’ll never die alone (no morire sola)</a></strong></span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Un rape n revenge argentin filmé avec les pieds qui frise l’amateurisme. Ca se veut choc, c’est juste chiant, laid et mal cadré. Je suis parti après 45 minutes, et je ne suis pas le seul ! </span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong>0/6</strong></span></span></span></div>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: justify"><strong></strong></p>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt1054113/" target="_blank">The candidate (Kandidaten)</a> </strong></span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><img class="alignleft size-full wp-image-90" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/05/der-kandidaten2.jpg" alt="der-kandidaten2" width="250" height="368" />Un pur polar venu du Danemark, très classique, mais très bien ficelé. Prenant, bien rythmé, ambiance froide où l’on passe du clinquant des grands hôtels et des cabinets d’avocats, au crado des petites ruelles et des parkings souterrains. Et des très bons acteurs (dont le héros, physiquement un mix Paul Walker/Vin Diesel). J’achète !</span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong>4/6</strong></span></span></span><strong> </strong></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: justify"><strong></strong></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0969307/" target="_blank">The stranger (Muukalainen)</a></strong></span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Le fameux film contemplatif finlandais quasi muet. Très lent, très chiant. Et pourtant il s’en dégage une atmosphère particulière, envoûtante, et la mise en image est soignée. Sûrement pas les bonnes conditions pour découvrir un tel film (d’autant que ce n’est pas vraiment un film fantastique). Je ne dirais pas que c’est mauvais, juste que ce n’est pas mon truc. Et que je me suis grandement fait chier !</span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong>0,5/6</strong></span></span></span></div>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: justify"><strong></strong></p>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0462465/" target="_blank">Outlander</a></strong></span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Un divertissement sans rien de vraiment mémorable, mais sans rien de vraiment désagréable. Ca manque de vikings bien burnés à la « 13<sup>ème</sup> guerrier » et de traque à la « Predator ».<span>  </span>Dommage, ça aurait pu donner un monument de testostérone, de bourrinisme et d’héroisme, ça reste un spectacle pour (presque) toute la famille, mais qui se regarde sans peine. </span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong>3,5/6 </strong></span></span></span></div>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 10pt;text-align: justify"><strong></strong></p>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong><a href="http://www.imdb.com/title/tt0972883/" target="_blank">Red</a> </strong></span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Adaptation de Ketchum, l’histoire d’un pékin moyen (Brian Cox) qui voit son fidéle compagnon canin se faire tuer par une bande de jeunes cons, et va demander justice. Une de mes plus grosses attentes du festival, et une semi déception. Je n’ai pas vraiment suivi les tenants et aboutissants du départ de Lucky McKee du projet après avoir réalisé la moitié du film, je n’étais pas vraiment au courant, et ça ne m’a pas frappé, même s’il est vrai que certaines scènes ont beaucoup plus de classe que d’autres. En tout cas - est-ce parce que McKee n’a pu mener son projet à terme? – « Red » donne l’impression d’un film qui reste en surface et ne va<img class="alignright size-full wp-image-91" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/05/red1.jpg" alt="red1" width="240" height="320" /> pas au bout de ses idées. Le film est parfois trop simpliste trop gentil ou trop manichéen. Pour preuve, une série de clichés ou de raccourcis faciles : le gentil sudiste 100% gentil (tellement gentil qu’il n’a pas la télé) toujours poli et calme ; face à lui des méchants 100% méchants (le pére (Tom Sizemore) homme d’affaires sans scrupules qui bat sa femme, le fils mauvais perdant et goujat avec les filles) et des sidekicks qui en font pas vraiment dans la nuance (le pote issu d’un milieu modeste, le jeune frère qui n’est pas d’accord mais ne peut échapper à la pression familiale).</span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Le film manque de nuances, de tripes, et parfois de violence. Il est au final un peu tiède, et pas totalement abouti. D’autant que certains thèmes excitants sont évoqués, sans être traités : les chocs entre générations et entre milieux sociaux, le fait qu’un être puisse être fondamentalement mauvais, ou encore le parallèle entre les histoires personnelles des personnages de Sizemore et Cox (le passé de celui-ci n’est d’ailleurs pas utilisé). Pour autant (bizarrement aprés tout ce que je viens de dire…), le film n’est pas désagréable à suivre. Il reste simplement assez inoffensif, et on reste quelque peu sur sa faim. </span></span></span></div>
<div class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong>3,5/6 </strong></span></span></span><strong> </strong></div>
</div>
]]></content:encoded>
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		<title>TU ME PRENDS POUR UN CONTE? - avis sur &#8220;Hansel et Gretel&#8221;</title>
		<link>http://bilouff.blogs.mad-movies.com/2009/04/19/critique-hansel-et-gretel/</link>
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		<pubDate>Sun, 19 Apr 2009 13:49:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>bilouff</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[
 
Vu il y a deux semaines en salle à l&#8217; Etrange Festival de Lyon, &#8221;Hansel et Gretel&#8221; est sorti en DVD le 2 avril. J&#8217;étais assez frétillant à l&#8217;idée de voir ce quatrième film de Yim Pil-sung - réalisateur de &#8220;Antarctic journal&#8221; que j&#8217;ai toujours pas vu mais qui parait qu&#8217;il est bien (source: des gens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small;font-family: Calibri"><img class="alignleft size-full wp-image-5" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/04/hansel-et-gretel-dvd.jpg" alt="hansel-et-gretel-dvd" width="161" height="288" /></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong>Vu il y a deux semaines en salle à l&#8217; </strong><a href="http://www.zonebis.com/etrangefestival/2009/"><strong>Etrange Festival de Lyon</strong></a><strong>, &#8221;Hansel et Gretel&#8221; est sorti en DVD le 2 avril. J&#8217;étais assez frétillant à l&#8217;idée de voir ce quatrième film de Yim Pil-sung - réalisateur de &#8220;Antarctic journal&#8221; que j&#8217;ai toujours pas vu mais qui parait qu&#8217;il est bien (source: des gens qui l&#8217;ont vu) -  me demandant ce que pouvait donner un conte allemand transposé dans un film coréen. Malheureusement, c&#8217;est la mine déconfite que je suis ressorti de la salle&#8230; </strong></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong></strong></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"><strong></strong></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">« Hansel et Gretel » est symptomatique de ce qu’a pu devenir le cinéma coréen depuis quelques années. A savoir un cinéma qui excelle dans la forme, ou tout du moins dans la technique, mais qui pêche de plus en plus souvent dans le fond. Peut-être est-ce d’ailleurs pourquoi « The chaser », qui renvoit aux heures fastes du ciné coréen, est aussi bien accueilli ? </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Depuis quelques années maintenant, on trouve au pays<em> </em>du matin calme<em> </em>un véritable savoir faire technique, qui s’enseigne et se transmet aux jeunes réalisateurs via une formation qui est sûrement l’une des meilleures du monde. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil aux courts métrages réalisés par les étudiants coréens, qui bénéficient souvent de conditions de travail quasi identiques aux longs ; ou de se rappeler qu’il y a moins d’un an, le réalisateur de « The chaser » n’avait pas achevé sa formation. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Malheureusement, contrecoup : on se focalise sur la forme, et le fond est souvent délaissé. Le talent pour raconter une histoire n’est souvent pas à la hauteur du talent pour mettre cette histoire en images. Sans parler d’une certaine formalisation esthétique, avec des jeunes réalisateurs qui s’inspirent grandement de leurs ainés, Park Chan-wok en tête, et une récurrence lassante (dans les courts métrages surtout) de la classique histoire « socio-coup de poing » à la « Old boy » ou à la « Crying fist ». </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: center"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"> <img class="aligncenter size-full wp-image-18" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/04/hansel_et_gretel.jpg" alt="hansel_et_gretel" width="490" height="240" /></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">La première impression que l’on a en regardant « Hansel et Gretel » est donc celle d’être face à une réussite en termes esthétique et formel : belle photo, beaux décors, beaux costumes, notamment lorsque la petite fille découvre le héros dans la forêt, ou lors de son arrivée et des premières scènes dans la maison.</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Las, cette impression est trompeuse et ne dure pas. Faute d’une atmosphère pour soutenir les images, celles-ci perdent tout charme, deviennent insipides, quelconques. On remarque le travail du chef décorateur, on se dit que c’est un travail appliqué, un travail « de bon élève », mais on ne peut pas dire que les images soient réellement belles. A vrai dire, elles font toc. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">C’est la différence avec un Zhang Yimou par exemple, dont les films peuvent se révéler ennuyeux mais qui possèdent une réelle virtuosité. Ici, on est rarement ébloui par ce que l’on voit à l’écran, à l’exception de quelques éclairs, notamment en début de film (mais peut être justement parce que c’est le début du film, et que l’on s’attend à en prendre plein les mirettes ?). </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Pire, le réal va même faire preuve d’un certain mauvais goût en réutilisant tous les tics de réalisation de la vague horrifique asiatique post « Ring », y compris l’incontournable petite fille aux longs cheveux sales (oui, il y en a encore qui osent !) dont on se demande d’ailleurs ce qu’elle vient foutre là ! </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: center"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium"> <img class="size-full wp-image-21 aligncenter" src="http://bilouff.blogs.leplusfortducinema.com/files/2009/04/hansel_and_gretel_02.jpg" alt="hansel_and_gretel_02" width="470" height="263" /></span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Des images sans âme donc, et qui, passée la première impression, n’ont rien d’inoubliable. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Il n’est pas donné à tout le monde de réussir à créer un univers visuel faisant écho à l’imaginaire enfantin comme savent le faire un Gilliam ou un Burton (sans considérations de qualité, les univers de « Charlie et la chocolaterie » ou des « Frères Grimm » touchent plus le spectateur que celui, aseptisé, de « Hansel et Gretel ».</span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Pas évident non plus de comprendre, saisir et retranscrire la psychologie de l’enfant avec le talent et la sensibilité d’un Del Toro ou de « l’école espagnole ». </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Ici, le réalisateur passe complètement à côté de ces deux aspects. A aucun moment il n’arrive à créer une magie, une poésie enfantine, que l’on est en droit d’attendre d’un film se réclamant du conte. On se demanderait même s’il essaie vraiment, puisqu’il ne traite cet aspect ni dans l’atmosphère qu’il donne à son film, ni dans les intrigues qu’il développe. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Niveau atmosphère, ça commence plutôt bien, avec cette mystérieuse forêt au cœur de laquelle on découvre cette maison et cette famille improbables. Malheureusement Yim Pil-sung va ensuite rapidement orienter son film vers le thriller horrifique, avec les tics de réalisation évoqués plus haut, puis vers le thriller « domestique » avec ces enfants équivoques, inquiétants derrière leur apparente innocence, pour finir sur une touche de drame larmoyant assez lourdaud. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Les intrigues développées s’accordent aux différentes atmosphères installées, avec tout d’abord un mystère teinté de paranormal, pour ensuite se recentrer sur les enfants et leur secret, avant d’ajouter deux personnages et avec eux une sous-intrigue inutile, puis de faire dans le flash back maladroit. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Dans la réalisation, dans l’atmosphère, dans l’intrigue (évidemment, les 3 sont liées), la même remarque, la même absence : on a rarement l’impression d’être dans l’univers du conte, ni de voir un film sur l’enfance, le réalisateur  s’intéressant aux enfants essentiellement pour leur côté inquiétant, ou pour justifier celui-ci, mais pas vraiment pour étudier leur psychologie. </span></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt;text-align: justify"><span style="font-size: small"><span style="font-family: book antiqua,palatino"><span style="font-size: medium">Pour un film qui s’appelle « Hansel et Gretel », c’est quand même dommage…</span></span></span></p>
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